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mercredi 19 janvier 2022
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Architecture bancaire : la clarté enfin au rendez-vous !

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Les banques marocaines n’ont pas toujours été soucieuses de l’image qu’elles communiquaient aux citoyens.

De l’établissement bancaire un peu suranné, voire glauque, du début du siècle passé, la vieille dame s’est petit à petit transformée au point même de se dévergonder quelque peu. Cette transformation a été rendue possible grâce à deux événements majeurs.

Primo, avec l’avancée des techniques verrières permettant une sécurité optimale, les établissements bancaires ont, aujourd’hui, définitivement abandonné les misérables grilles métalliques de protection extérieures qui faisaient partie de leur identité visuelle extérieure. Chacune des banques s’évertuant à trouver, à partir de ces barres de protection une image graphique particulière en faisant jouer, à l’infini, les petits dessins. C’est l’architecte Patrick Collier qui réalisa au début des années 80, au boulevard Souktani à Casablanca, les premières agences bancaires dénuées de ces horribles grilles de protection. Certaines sociétés, comme Sotraglace, se sont spécialisées dans les vitrages de sécurité. D’ailleurs,  son dirigeant, Mohamed Essoussi, nous livre ici son témoignage d’expert.

Secundo, le contrôle d’accès via le développement fulgurant de l’électronique et du digital ont permis de mettre en œuvre une sécurité plus discrète et moins invasive.

Dès lors, avec la conjugaison de ces deux éléments, les banques ont changé d’image. Du lieu fortifié où on place notre argent, elles donnent désormais l’image d’un espace accueillant, ouvert et transparent à l’image des communiqués boursiers qu’elles diffusent régulièrement afin de rassurer leurs actionnaires.

Pour le plaisir des architectes, la banque se laisse désormais traverser par la lumière. La locution transparence, du latin « trans» (à travers) et « parere » (montrer), c’est-à-dire ce qui montre tout et ne camoufle rien, prend dès lors tout son sens.

Vive la technologie !

ENCORE PLUS D'EDITORIAUX - A LIRE !

Au péril des idées.

Ce deuxième opus d’une extraordinaire aventure, celle d’aller à la quête de jeunes talents avérés, se termine avec la publication du COLLECTOR DES ARCHITECTES EMERGENTS Volume 2. Dans l’histoire récente et moins récente du Maroc, jamais de tels ouvrages n’ont été publiés. Ceux qui, au péril des idées, mettent en avant les jeunes acteurs les plus méritants du « plus beau métier du monde » et qui n’en reste pas moins un des plus éprouvants et complexes à pratiquer.

La poussée d’Archimedia.

Comme la poussée d’Archimède est inéluctable, celle d’Archimedia l’est aussi. Prenons les jeunes architectes émergents de ce Maroc en plein mouvement. Une fois dans le bain, fraîchement diplômés, prêt à exercer, à bâtir leurs idées et penser l’architecture autrement, chacun à sa façon, il est souvent difficile pour chacun d’eux de regagner la surface…de se rendre visible.
Fouad Akalay

L’architecture en héritage, une histoire de consanguinité.

Dédier une édition d’A+E à ces jeunes architectes, dont l’un des parents, ou les deux, sont architectes. Comme chacun le sait cet exercice n’était pas possible il y a quelques années, au début de l’aventure d’Archimedia, faute de candidats.