Interview – Mostafa Nasser Akalay, architecte

L’Ecole Supérieure des Métiers de l’Architecture et du Bâtiment de Fès organise, le vendredi 18 février 2022,  une rencontre sous le thème de l’enseignement de l’architecture au Maroc. A cette occasion, son directeur Mostafa Nasser Akalay nous a accordé un entretien dans lequel il aborde les thèmes qui y seront traités.


A+E // Pourquoi avez-vous pris cette initiative d’organiser une table ronde sur la formation des architectes et la production architecturale des jeunes lauréats ?

Mostafa Nasser Akalay : « L’idée est de donner de la visibilité au travail des jeunes architectes marocains, les sortir de l’anonymat et aussi réfléchir sur l’enseignement de l’architecture au Maroc.

Nous allons nous poser des questions pertinentes sur le système d’enseignement de l’architecture : est-il appelé à revoir ses missions par l’adaptation du contenu de l’enseignement et du profil des architectes à former face aux mutations socioprofessionnelles ? Quel rôle devra jouer le secteur privé dans la formation des architectes ? Des questions d‘autant plus pertinentes que les architectes chevronnés d’aujourd’hui ont beaucoup à transmettre aux nouvelles générations ?*

: « Les architectes chevronnés d’aujourd’hui ont beaucoup à transmettre aux nouvelles générations. »

Une réflexion de fond sur ces questions fondamentales s’impose donc. Elle servirait non seulement à remettre les choses à leur place, mais également à situer l’exercice de la profession dans les problématiques contemporaines de notre temps. Comme elle permettrait de se poser les bonnes questions quant à la nouvelle destinée sociale et culturelle du métier d’architecte afin de tirer le meilleur parti des transformations qui marquent la profession et sa diversification dans de nouveaux champs de compétences de plus en plus revendiqués par les architectes.

Les futurs architectes doivent être prêts à la nouvelle pluralité des pratiques actuelles de cette profession et aux différents enjeux auxquels ils pourront être confrontés. Nous allons donner la parole à des enseignants, des praticiens et des chercheurs qui nous dirons quel degré de professionnalisation il faut atteindre pour les études en architecture. Il y aura également des représentants des instances représentatives des architectes qui nous éclaireront sur comment la profession perçoit-elle l’enseignement dispensé au sein des écoles et comment s’y implique-t-elle ? ».

A+E // Comment seront organisés les débats ?

M.A.N : « La rencontre se compose de deux tables rondes. La première s’intitule « Vers une visibilité des architectes émergents ». Elle reviendra sur le fabuleux travail réalisé par le Groupe Archimedia ces deux dernières années en éditant les COLLECTORS DES ARCHITECTES EMERGENTS en deux volumes. Fouad Akalay, architecte, fondateur et directeur général du Groupe Archimedia sera présent pour expliquer cette démarche unique envers les jeunes.

La deuxième s’intitule « Instruire, enseigner, former les architectes de demain ». Elle posera des questions appropriées au corps enseignant en tentant de répondre aux questions effleurées plus haut ».

A+E // A votre avis y a-t-il une jeune et nouvelle architecture qui se distingue au Maroc ?

M.A.N : « Oui il y a une nouvelle génération de jeunes architectes marocains. Ces derniers font de la bonne architecture qui se distingue, sans compromission, comme celle de Mohamed Kandoussi et Younes Diouri, deux étoiles montantes de l’architecture marocaine »


A PROPOS DE L’UNIVERSITÉ PRIVÉE DE FÈS-UPF

L’Université Privée de Fès est la première université privée reconnue par l’Etat au niveau de la capitale spirituelle et culturelle du royaume du Maroc. Elle est composée de quatre structures indépendantes : la Faculté des Sciences de l’Ingénieur, la Fès Business School, l’Institut des Hautes Études Juridiques et Sociales et l’Ecole Supérieure des Métiers de l’Architecture et du Bâtiment. Elle offre le choix entre un parcours d’ingénieur d’Etat ou de master « Bac+5 », ou un parcours bachelor « Bac +4 », avec plus de vingt spécialités très convoitées par les entreprises nationales et multinationales.

En mai 2018, l’UPF a obtenu la reconnaissance de l’Etat. Ce qui signifie que tous ses diplômes sont équivalents aux diplômes délivrés par l’Etat. Par conséquent, tous ses lauréats peuvent participer aux concours du secteur public, s’insérer plus facilement sur le marché du travail et poursuivre leurs études doctorales au sein des établissements publics.


A PROPOS DE L’ECOLE SUPÉRIEURE DES MÉTIERS DE L’ARCHITECTURE ET DU BÂTIMENT-ESMAB

Sa vision pédagogique correspond, à une formation ouverte à la diversité des savoirs et des pratiques, sans dogme ni académisme particulier, du moins explicite. C’est en rapport avec cette diversité que chaque étudiant se construit professionnellement, dans la complexité et les mutations contemporaines, autour de la connaissance critique, de l’expérimentation et de l’invention sans oublier la nécessaire professionnalisation à un niveau d’excellence international. Si la mission de l’ESMAB est de former, elle est aussi de diffuser la culture architecturale contemporaine et d’être un espace d’échange et d’expertise dans le domaine du design de l’architecture, du paysage, de la ville et de leurs usages. II y a donc une multitude de domaines d’étude que l’ESMAB se doit de prendre en charge dans ses enseignements afin d’offrir à chacun toutes les connaissances nécessaires pour construire un cursus adapté à ses ambitions, tournées vers la pratique professionnelle tout autant que vers la recherche. C’est cette voie qui offrira aux étudiants les meilleures chances d’imprimer leur marque au Maroc et partout dans le monde.


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