Implanté à Châteauroux, le quartier Balsan occupe 4,8 hectares d’un ancien site industriel majeur. Héritée d’une manufacture royale, la trame bâtie a été réinterprétée par Salma et Salwa Mikoü à travers la création d’un Campus et d’une Cité numérique, articulant réhabilitation patrimoniale et usages contemporains. L’ajout d’un complexe sportif olympique et d’un centre nautique complète le dispositif programmatique, transformant le site en pôle hybride où mémoire industrielle, innovation et équipements publics coexistent dans une logique de continuité urbaine.
BALSAN, DE LA MANUFACTURE ROYALE AU TEMPLE DE L’EAU ET DU BIEN-ÊTRE : UN HÉRITAGE RÉINVENTÉ
Au centre de cette reconversion réalisée par Mikoü Architectures, patrimoine et modernité se rencontrent dans un lieu d’innovation et de partage. Dans cette renaissance, le pôle nautique Balsaneo vient enrichir la dynamique culturelle et universitaire du quartier. Plus qu’un équipement sportif olympique, il est une ode aux plaisirs de l’eau, offrant un espace où se mêlent compétition, détente et ressourcement.
Ce complexe de 2 000 m² de plans d’eau se déploie dans un équilibre entre performance et loisirs : bassins de natation, gradins spectateurs, espaces de relaxation, balnéothérapie avec hammams et saunas. À l’extérieur, un bassin nordique de 50 mètres, ouvert au ciel, prolonge cette immersion aquatique. La salle polyvalente prête à accueillir concerts et événements, des cafétérias et un espace sportif complètent cette invitation au bien-être et à la convivialité.


LE PIANO NOBILE, COMMUNION ENTRE TOPOGRAPHIE ET PAYSAGE
Intégré dans la trame urbaine, Salma et Salwa Mikoü ont inscrit le bâtiment dans l’axe de l’avenue principale, affirmant son caractère urbain tout en respectant la topographie naturelle du site. Elles l’ont conçu comme un pont suspendu qui enjambe une route de 12 mètres, s’élevant sur un « Piano Nobile » qui lui confère le statut de belvédère elliptique. De cette position privilégiée, les architectes ont souhaité que le bâtiment embrasse du regard les paysages de l’Indre et s’ouvre sur des solariums paysagers, véritables écrins de verdure où l’on peut se reposer à l’ombre des arbres.
LÉGÈRETÉ STRUCTURELLE ET TRANSPARENCE
Comme dans tous leurs projets, les sœurs Mikoü ont travaillé avec la mémoire du lieu en créant une structure en filigrane légère de la toiture qui fait écho à la charpente métallique de la halle existante. L’architecture du bâtiment orchestre une progression fluide et immersive de l’espace. Du seuil de l’entrée à la halle bassins, chaque pas engage une découverte progressive de l’espace. Le parcours s’ouvre sur des perspectives subtiles, révélant peu à peu les bassins et les jeux de lumière. Le geste devient un rite : se déchausser, se délester du superflu avant de plonger dans un univers aquatique baigné de clarté.
UNE ODE À LA LUMIÈRE ET LA MATIÈRE
La lumière et la matière sont donc pour le projet un élément clé de la composition. Une lumière qui s’infiltre à travers les hublots zénithaux, créant une connexion intime avec le ciel et la course du soleil et se dépose sur les murs en béton d’argile satiné. Depuis les gradins spectateurs, le regard plonge sur une chorégraphie aquatique : bassins de compétition et d’apprentissage, bassins de loisirs et de détente, bassin nordique extérieur. Les solariums extérieurs, conçus comme des dunes enherbées, sculptent le paysage en terrasses naturelles, offrant des plateaux suspendus où l’on peut s’allonger sous les arbres et savourer la quiétude du lieu.










