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Plan vert paysager de Kénitra

Etude sur le périmètre urbain de la ville de Kénitra

I. M. BENKIRANE // Cabinet NFIFI

Depuis sept ans, le Maroc entreprend un grand nombre de projets opérationnels et d’études consacrés au développement durable. Les plans verts paysagers occupent une place majeure dans ces projets aux enjeux ‡ la fois territoriaux, sociaux, culturels, économiques et politiques. Le lancement de l’étude du Plan vert paysager de la ville de Kénitra en constitue une belle démonstration.      

Avec son environnement naturel, la ville de Kénitra dispose de tous les atouts pour se doter d’un Plan vert paysager capable de conforter son statut de capitale rayonnante de la Région Gharb Chrarda Bni Hssen. 

La région compte à elle seule 21,7% de la superficie nationale irriguée. Son autosuffisance en eau serait assurée jusqu’en 2025 (selon la SNAT). Le territoire accueille aussi la plus vaste forêt naturelle de plaine, plantée de quercus suber. Elle couvre 46.200 ha, auxquels s’ajoutent 92.800 ha de reboisement en acacia mollissima, pin d’Alep, pin butia, cyprès…. On y trouve 35% de la superficie nationale plantée en eucalyptus. 

De même, les écosystèmes de la région sont particulièrement variés : un littoral de 140 km de long (avec parmi les plus belles plages, dont celle de Mehdya), une des plus importantes zones humides du pays (Sidi Boughaba, avec une faune et une flore d’exception), ainsi que 17 sites d’intérêt biologique et écologique. 

Enfin, l’histoire même de la ville en fait un territoire de prédilection pour une qualité et une identité paysagère unique. Elle a été initialement conçue selon le principe de la planification urbaine par « le vert ». 

BATIR UN SCHEMA DE REFERENCE

Le Plan vert paysager cherche à réunir les éléments d’un véritable schéma de référence pour la valorisation et la mise en réseau des espaces intra-urbains non bâtis, à la fois entre eux et avec leur environnement naturel.

A Kénitra, la démarche pluridisciplinaire qui a été adoptée, se fonde sur l’approche paysagère. Elle consiste à déplacer continuellement le « zoom » entre les grands espaces naturels, les paysages intra urbains et périurbains, en allant de l’échelle du territoire au détail des jardins de proximité ou de l’arbre remarquable. Ces allers-retours continus entre les différentes échelles permettent de cerner les interrelations entre les espaces abordés, de les inscrire dans les dynamiques territoriales en cours.

COMPOSER AVEC LA VILLE

A Kénitra, la stratégie a consisté à composer autant que possible avec les potentialités de la ville, et d’extraire les outils d’intervention du territoire lui-même.  Tous les éléments ont ensuite été orchestrés à travers une mise en réseau qui a nécessité des interventions de préservation, de réhabilitation, de reconversion, ainsi que de nouvelles projections. 

Trois typologies majeures de paysages en sont sorties:

– Les paysages agricoles. Ils se déploient principalement au Nord-Est, au-delà de la zone industrielle 

– Les paysages forestiers. Ils cernent la ville au Sud et au Sud-Ouest

– Les paysages aquatiques. Ils sont matérialisés par la Boucle de Sebou au Nord, ainsi que par les zones Humides au Sud-Est.

Ces entités fortes et chargées en potentiel naturel constituent une ceinture naturelle extrêmement riche, capable de faire émerger Kénitra, à l’échelle nationale, en tant que ville à potentiel d’attractivité et de compétitivité. La trame urbaine, supportée par sa structure viaire, sert de « réseau de connexion vert », créant ainsi des corridors écologiques Ces derniers relient l’ensemble des entités périphériques et offrent des parcours à échelles métriques et temporaires variables. Des « poches urbaines vertes » viennent compléter ce réseau en le dotant d’espaces d’arrêt. Ils créent des zones tampons avec, quand la structure viaire le permet, des perspectives annonçant les différentes entités paysagères. Cette approche contribue à combler le déficit actuel en matière d’espaces verts, tout en dotant la ville d’une identité propre émanant de son territoire d’accueil. L’objectif final est que le citoyen local, le tourisme national ou international, puisse jouir de la sorte d’un environnement authentique et sain, qui soit en même temps socio-économiquement viable et porteur.

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Iman Meriem Benkirane
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© Cabinet NFIFI
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