Ce premier numéro d’A+E ARCHITECTURE ET ENVIRONNEMENT AU MAROC, que vous avez entre les mains, arrive après douze ans d’une aventure qui a fait connaître l’architecture et les architectes marocains.
Grâce à l’engagement indéfectible du groupe Archimedia, cette discipline a gagné ses lettres de noblesse, alors que, dans les années ‘90, elle vivait ses pires moments.
Cette étape franchie, profitant des évolutions au sein de notre groupe, il nous a semblé important de revoir le contenu du magazine d’architecture que nous allons désormais livrer à nos lecteurs.
C’est dans ce contexte de remise en question qu’est né A+E, que nous avons voulu inscrire dans l’air du temps. Un temps nouveau et furtif: celui d’internet et des réseaux sociaux qui font la part belle à l’image.
Dans notre nouvelle démarche, nous avons voulu inscrire l’architecture aux côtés des autres dimensions qui en sont dorénavant indissociables; la construction durable en premier lieu. Il est impératif d’intégrer la production architecturale marocaine dans l’effort national qui tend vers l’efficience énergétique et un meilleur respect de l’environnement.
Le paysagisme a également fait de grands pas au Maroc. L’architecte-paysagiste n’est plus considéré comme ce jardinier qui vient planter les espaces résiduels des plans d’aménagement. Il participe en amont, avec l’architecte, à la conception du projet : les synergies fonctionnent.
La mise en lumière est également un nouveau métier qui donne au bâtiment une deuxième vie : celle de la nuit. C’est le domaine, par excellence, du concepteur lumière, un métier qui donne naissance à de nouveaux opérateurs.
Enfin, tout le monde en conviendra, le développement de l’immobilier professionnel, notamment commercial, a offert aux décorateurs et architectes des opportunités d’expression inconnues jusqu’ici sous nos cieux. Cafés, restaurants, boutiques, bureaux…, sont aujourd’hui aménagés et décorés aux meilleurs standards mondiaux.
A+E a l’ambition de réunir ces heureuses initiatives et d’être la caisse de résonance de cette effervescence artistique à laquelle nous assistons.
A notre grande satisfaction, l’architecture se produit autrement. A+E en sera le témoin.
Fouad Akalay, architecte – rédacteur en chef
