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samedi 3 décembre 2022
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De la Belgitude en architecture.

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Avec sa petite communauté discrète mais cependant influente, sa gentillesse doublée de détermination et son respect légendaire du pays d’accueil, le Belge a une réputation qui valut à son attitude une locution propre : la belgitude, ce questionnement permanent qui tend à définir son interrogation identitaire.

Est-il raisonnable de se poser la question si un petit pays comme la Belgique peut exercer une influence si grande sur un pays, de surcroit si lointain, comme le Maroc ?

C’est justement pour répondre à cette question qu’en matière
d’architecture, nous avons essayé de confirmer cette réputation.

Les architectes belges et les Marocains lauréats des écoles belges d’architecture, s’ils ne sont pas nombreux, brillent par une architecture sincère, empreinte de rigueur et sans fioritures dont vous allez découvrir, dans ce numéro, certaines réalisations comme la villa Yébo de Abdelhakim Guilmi et Paradis Plage de Christine Roffiaen. Une image conforme à cet enseignement si bien décrit par Marc Gossé qui a consacré une grande partie de sa carrière à l’enseignement. 

Sur le plan international, les architectes belges font aussi entendre leur voix, que ce soit à travers l’écolo-visionnaire Vincent Callebaut ou mon ami Pierre Lallemand, lauréat de l’Institut Victor Horta, anciennement Académie Royale des Beaux Arts. Ce designer hors pair, avec qui j’ai eu le plaisir de partager la mention « grande distinction » lors de la remise de nos diplômes en 1983, est devenu l’un des architectes belges contemporains les plus en vue. C’était prévisible !

Dans la lignée d’un Victor Horta, d’un Henry Van de Velde, d’un Paul Hankar ou encore d’un André Jacqmain, qui fut mon président de jury, l’école d’architecture belge au Maroc est la digne héritière de cette pensée singulière et authentique qu’est l’art de bâtir du plat pays.

ENCORE PLUS D'EDITORIAUX - A LIRE !

Au péril des idées.

Ce deuxième opus d’une extraordinaire aventure, celle d’aller à la quête de jeunes talents avérés, se termine avec la publication du COLLECTOR DES ARCHITECTES EMERGENTS Volume 2. Dans l’histoire récente et moins récente du Maroc, jamais de tels ouvrages n’ont été publiés. Ceux qui, au péril des idées, mettent en avant les jeunes acteurs les plus méritants du « plus beau métier du monde » et qui n’en reste pas moins un des plus éprouvants et complexes à pratiquer.

La poussée d’Archimedia.

Comme la poussée d’Archimède est inéluctable, celle d’Archimedia l’est aussi. Prenons les jeunes architectes émergents de ce Maroc en plein mouvement. Une fois dans le bain, fraîchement diplômés, prêt à exercer, à bâtir leurs idées et penser l’architecture autrement, chacun à sa façon, il est souvent difficile pour chacun d’eux de regagner la surface…de se rendre visible.
Fouad Akalay

L’architecture en héritage, une histoire de consanguinité.

Dédier une édition d’A+E à ces jeunes architectes, dont l’un des parents, ou les deux, sont architectes. Comme chacun le sait cet exercice n’était pas possible il y a quelques années, au début de l’aventure d’Archimedia, faute de candidats.