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mercredi 19 janvier 2022
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Rome ne s’est pas faite en un jour.

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Dar Bouazza synthétise à elle seule, tous les maux que connait l’urbanisme marocain.

Le développement frénétique que  connait cette banlieue située au sud de Casablanca  est un cas sans précédent au Maroc. Autrefois lieu idéal pour les résidences secondaires des Casablancais plus ou moins fortunés, elle représentait, pour un large éventail de bourses, l’escapade estivale du weekend ou le lieu d’habitation de nombre de coopérants à la recherche d’une résidence accessible financièrement tout en leur offrant une qualité de vie semi-champêtre, très appréciable, aux portes d’une métropole bruyante et, il faut le dire, sale.

Or, ces dernières années cette région connait, à coup de dérogations, une rapide et furieuse urbanisation.  Des ensembles d’habitation et des résidences fermées et sécurisées clairsemées  tout au long de la route qui relie Dar Bouazza et du littoral au gré des acquisitions foncières des grands promoteurs immobiliers qui ont flairé la bonne affaire.

Tout ceci s’est fait dans une désolante absence des autorités locales, en charge de l’urbanisme, incapables d’avoir une vision pour cette région et d’organiser les espaces. Résultat des courses : des projets immobiliers disparates, des centres commerciaux aux abords des routes, des établissements scolaires en pleine campagne … bref un capharnaüm qui porte une seule promesse :  un nouveau lieu de vie des Casablancais abordable et à proximité de la mer. 

Pourtant, dans ce désordre apparent la vie s’installe et s’organise. La nature ayant horreur du vide les habitants se regroupent déjà en association, les équipements de proximité voient le jour, les projets de loisirs sont déjà lancés, des défenseurs de la nature font entendre leur voix… et Dar Bouazza, contre l’incurie des autorités locales qui se limitent à constater les audaces des promoteurs et qui payeront très cher les nécessaires coutures urbaines, est en train de devenir la nouvelle banlieue chic de Casablanca.

Un rôle qui lui va si bien !

ENCORE PLUS D'EDITORIAUX - A LIRE !

Au péril des idées.

Ce deuxième opus d’une extraordinaire aventure, celle d’aller à la quête de jeunes talents avérés, se termine avec la publication du COLLECTOR DES ARCHITECTES EMERGENTS Volume 2. Dans l’histoire récente et moins récente du Maroc, jamais de tels ouvrages n’ont été publiés. Ceux qui, au péril des idées, mettent en avant les jeunes acteurs les plus méritants du « plus beau métier du monde » et qui n’en reste pas moins un des plus éprouvants et complexes à pratiquer.

La poussée d’Archimedia.

Comme la poussée d’Archimède est inéluctable, celle d’Archimedia l’est aussi. Prenons les jeunes architectes émergents de ce Maroc en plein mouvement. Une fois dans le bain, fraîchement diplômés, prêt à exercer, à bâtir leurs idées et penser l’architecture autrement, chacun à sa façon, il est souvent difficile pour chacun d’eux de regagner la surface…de se rendre visible.
Fouad Akalay

L’architecture en héritage, une histoire de consanguinité.

Dédier une édition d’A+E à ces jeunes architectes, dont l’un des parents, ou les deux, sont architectes. Comme chacun le sait cet exercice n’était pas possible il y a quelques années, au début de l’aventure d’Archimedia, faute de candidats.